MARDUK + Anaal Nathrakh + Guests - Dublin, 02/02/2010

fred99 fait sa chronique sur ITP !

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MARDUK + Anaal Nathrakh + Guests - Dublin, 02/02/2010

Messagepar Fredian » 03 Mars 2010, 16:33

  • Jour: Tuesday February 2nd 2010
  • Heure: 7.30pm
  • Lieu: Whelan’s, Dublin, Ireland
  • Evénement: MARDUK + Anaal Nathrakh + Artisian + Zebadiah Crowe

    Image Image


Intro

Une petite soirée Metal Extreme au Whelan avec les Suédois de Marduk en tête d’affiche. Le Whelan et sa configuration intimiste ou plus simplement sa taille appropriée à l’ampleur de la tête d’affiche du soir (400 personnes maxi). Au final, un peu plus de 300 personnes se sont pointées. Pas si mal pour un mardi soir :wink:



Zebadiah Crowe

Zebadiah Crowe est un obscur groupe de Black Metal venu d’Angleterre. Sur des thèmes dérivés des écrits de H.P. Lovecraft, Clive Barker ou encore Edgar Allan Poe, ils construisent une musique sombre, noire, portée par des tempos lents qui vont parfois jusqu’au Doom. Rythmiques lourdes (qui empruntent trop allègrement au fameux « Chaos A.D. » de Sepultura), atmosphères poisseuses, crasseuses (un peu comme le son d’ailleurs… :?) et une voix Black caverneuse qui semble sortie d’une démo ‘garage’ d’outre-tombe, sont les ingrédients d’une musique au final assez fadasse et qui aurait mérité une meilleure utilisation de ce parti pris ‘down tempo’. Car, leurs riffs s’avèrent vite répétitifs et déjà qu’ils ne sonnent pas particulièrement personnels… Qui plus est, leur prestation scénique n’avait rien d’extraordinaire et ne vint donc pas apporter cet éclat instantané propre au live.
Bref, pas aussi nul que ce que j’ai pu lire mais pas grand-chose à en retenir non plus…

:arrow: site myspace Zebadiah Crowe



Artisian

Artisian est un groupe Londonien de Black Metal brutal aux riffs lorgnant parfois vers le Death et aux vocaux Black n’hésitant pas à varier de borborygmes Grind à growls Death. Si quelques rythmiques se voulaient bien puissantes, de par des riffs et une batterie prenant un parti pris résolument Heavy, leur musique souffre de vocaux Black insupportables à la longue (à la limite, il ferait mieux de ne conserver que ses incartades Death et Grind – ça passait un poil mieux quand même). Et au vu de la qualité sonore défaillante, je vous laisse imaginer le capharnaüm option reste de bouillabaisse ratée que leur prestation rendait… Car en plus les guitares bavaient et la batterie grésillait bien trop. Bref, le propos, déjà non exceptionnel, n’en gardait que bien trop peu d intérêt.

:arrow: site myspace Artisian



Anaal Nathrakh

Anaal Nathrakh est un groupe Anglais de Black Metal faisant dans l’ultra violence. Black, Grind, Death fusionnent en un apocalyptique hybride. Brutalité, agressivité, bestialité se mergent en une fureur dévastatrice qui semble avoir croisé le pain dans ta gueule de Pantera avec le panzer de Marduk. Oui, c’est bien un tank qui nous traverse la tronche à l’écoute des vociférations démoniaques d’Anaal Nathrakh. « Hell Is Empty and All the Devils Are Here » qu’ils disaient sur leur précédent album. C’est un peu ça oui.
Je dois bien avouer qu’après les piètres 2 premiers groupes, je n’attendais pas grand-chose de cette respiration de serpent (*1). Et bien (toutes proportions gardées) j’ai été agréablement surpris par la prestation des Anglais. Leur musique violemment testostéronée parvint à capter mon attention de par une certaine intelligence de composition. Les riffs tabassent durs et savent varier les tons : lourds, incisifs, supersoniques. Quelques soli mélodiques viennent aérer l’équilibre fragile de leur musique. La batterie sait aussi alterner le tout agressif (double grosse caisse et blast beats au taquet) avec des breaks plus heavy, apportant un contraste amplifiant, à mon sens, la puissance du propos. Là où le bat blesse, c’est les rugissements Black délibérément extrêmes et criards trop symptomatiques. A plus faible dose, ça passerait encore (en considérant le contexte musical) mais là, c’en devint asphyxiant. Heureusement que sur les refrains (en général), il prenait une voix claire bodybuildée typée Viking. Une voix qui, sans être géniale, permettait une respiration salvatrice à leur compos.
Encore une fois, un son calamiteux n’a pas rendu hommage aux compos, plus pertinemment fouillies qu’il n’y parait, du groupe. Les vocaux trop clichesquement porcins restent toutefois un bémol non négligeable à mes oreilles.


set-list

1. In The Constellation Of The Black Widow
2. Bellum Omnium Contra Omnes
3. The Final Absolution
4. Submission Is For The Weak
5. More Of Fire Than Blood
6. The Lucifer Effect
7. When The Lion Devours Both Dragon And Child
8. The Destroying Angel
9. Do Not Speak
10. Pandemonic Hyperblast


Quelques vidéos

- In The Constellation Of The Black Widow
- The Final Absolution
- More Of Fire Than Blood
- When The Lion Devours Both Dragon And Child

    (*1) Anaal Nathrakh, contrairement aux pensées de prime abord n’est pas aussi bas du bulbe qu’il peut l’apparaître. Il tire son nom du ]Charme de la Création de Merlin L’Enchanteur (:arrow: http://en.wikipedia.org/wiki/Excalibur_(film)#The_Charm_of_Makin)

:arrow: site myspace Anaal Nathrakh
:arrow: Ce titre (‘More Of Fire Than Blood’) vous donnera un aperçu plutôt représentatif de leur musique.




Marduk

Marduk est un groupe de Trve Black Metal (option brutal) Suédois qui tire son nom d’un Dieu Babylonien. Marduk Dieu omnipotent et détenteur d’une toute puissance absolue le portant au sommet d’un règne qui le verra désintégrer chacun de ses rivaux.
La musique de Marduk se veut révélatrice de cette invulnérable surpuissance. Et leur démarche sans concessions en est certainement la plus éclatante représentation.
Ils ont connu le succès en 1996 avec « Heaven Shall Burn… When We Are Gathered », disque qui vient affirmer haut et fort le parti pris d’ultraviolence musicale du groupe. En effet, à l’aube de l’explosion de la vague Black Metal Symphonique, Marduk reste fidèle à un Black Metal pur et dur. Violence, oppression et rapidité sont portées à l’extrême et seules quelques cassures de tempo permettent de judicieusement alterner, ou tout du moins faire respirer quelque peu, le propos. Marduk est même allé encore plus loin quelques années plus tard avec son jusqu’au-boutiste « Panzer Division Marduk », sorte d’apex brutal Black.
Depuis, à un rythme d’environ 1 album tous les 2 ans, Marduk a poursuivi son cap d’un Black Metal haineux, blasphématoire, abreuvé de guerre, de mort et d’antichristianisme et c’est à la promotion de « Wormwood » que ce « Funeral Nation Tour 2010 » fait office.

Leur concert de ce soir aura finalement fait honneur à leur quasi entière discographie (il me semble que seul « Nightwing » n’aura pas été mis à l’honneur). Initiative louable d’autant que le dernier album n’a pas été oublié avec 3 titres lui en étant issus. Dès le début, Marduk sème le vent et récolte la tempête avec des titres violents, effrénés, aux riffs incisifs et à la batterie virulente (blast beats et double pédale au taquet) qui se répercutent par un mosh pit relativement remuant. Marduk défend sa vision d’un Black Metal relatant guerre, sang et mort. Et c’est vrai que la furie totale de leurs compos ajoutée à des ambiances glauques et à la voix d’écorché vif de Mortuus renvoient inévitablement à ces thèmes morbides. Seul problème ce soir, c’est que Marduk a voulu trop en faire. Et ainsi l’écho exagéré apporté aux vocaux s’est rapidement rendu difficilement supportable. Ca couvrait trop le propos musical et puis, malgré que ce type de vocaux colle au genre et au concept musical (cette coloration vocale diaboliquement malsaine), c’est loin d’être le plus agréable à l’oreille, la faute à cette prédominance délibérée des intonations mediums voire plus dans le spectre vocal (en opposition totale avec les growls Death typiquement cantonnés dans des registres graves que je trouve plus facilement supportable à la longue, à fortiori en concert). Bref, parfois, trop c’est trop ! Et là, c’était trop.

D’autre part, si la batterie bastonnait sévère, ses schémas s’avèrent quand même assez répétitifs. Et même si Lars Broddesson, leur nouveau batteur, utilise peut être plus l’ensemble de son drumkit (par rapport à son explosif prédécesseur, Emil Dragutinovic, qui apportait dans l’ensemble plus de fougue à la musique des Suédois), double pédale et blast beats sont trop souvent en mode régulateur de vitesse max. Alors, certes il y a souvent un break plus Heavy qui vient casser le rythme et qui permit à Lars d’exprimer un jeu aux mains plus "élaboré" (pour du Black s’entend, hein !) mais du coup c’est ce motif-là qui se répétait. Et comme la notion de mélodie est presque absente, c’en devient parfois étouffant voire lassant et l’impression désagréable de redite finit par poindre (‘With Satan And Victorious Weapons’, ‘Into Utter Madness’, ‘Blooddawn’, ‘Steel Inferno’). Par contre, sur les morceaux possédant des rythmiques particulièrement accrocheuses ça fait son effet et ce surboost batteristique est plus que saisissant (‘The Levelling Dust’ et son riff à la Morbid Angel’, le thrashisant ‘On Darkened Wings’ avec son break sombre et son solo). Au final, leurs titres résolument plus contrastés m’ont plus enthousiasmé (le Heavy ‘Materialized In Stone’ qui porte à merveille son nom, et un ‘Accuser/Opposer’ final à l’ambiance très pesante illuminé de la présence d’Alan Nemtheanga Averil de Primordial aux voix claires incantatrices).

Bref, 1 grosse heure de concert pour une prestation correcte. Je veux dire que ça m’a fait l’impression d’un concert de Black "standard" : maquillage diabolique et/ou ridicule, attitude provocatrice et/ou prévisible, visuel blasphématoire et/ou clichesque (cf le logo Marduk), musique détonante et/ou standardisée au final. Au-delà de ces considérations subjectives, je m’attendais plus simplement à recevoir une "baffe" musicale (comme ont pu me mettre un Misery Index ou un Morbid Angel par le passé) et j’avoue être resté sur ma faim. Est-ce du à un son non optimal (notamment l’écho dans les vocaux) ? Une prestation en-dedans (Marduk sillonnant les routes depuis de longs mois déjà) ? Une setlist ne me convenant pas ? Ou à une musique qui ne me touche pas plus que ça au final ? Je n’en sais rien, mais le constat est là. Mitigé.


set-list Marduk

1. With Satan And Victorious Weapons
2. On Darkened Wings
3. Into Utter Madness
4. Blooddawn
5. Still Fucking Dead (Here's No Peace)
6. Beyond The Grace Of God
7. Materialized in Stone
8. Phosphorous Redeemer
9. Azrael
10. The Levelling Dust
11. Baptism By Fire
12. To Redirect Perdition
13. Steel Inferno
14. Accuser/Opposer (feat. Alan Nemtheanga Averil de Primordial)


Quelques vidéos

- Still Fucking Dead (Here’s No Peace)
- Materialized in Stone
- Azrael
- Baptism By Fire
- Accuser/Opposer

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