Il était une fois ... Sergio Leone

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Il était une fois ... Sergio Leone

Messagepar Fredian » 02 Avr 2007, 22:16

J'ouvre donc ce topic dédié à un de mes cinéastes préférés, en tout cas un de ceux qui m'a le plus apporté et m'a donné l'envie de me plonger dans le monde si riche du 7ème art.

J'ai cherché comment organiser le mieux cette présentation et ... je suis tombé sur l'article de Wikipédia ... en gros c'est moi qui l'aurait écrit, c'aurait été pareil :D (la plupart des infos sont tirés des notes des livrets DVD de ses films :wink: )


Faisons donc les choses dans l'ordre.

Le premier message de ce topic sera une présentation assez exhaustive de son oeuvre et je m'en vais citer à ma sauce l'artcicle de Wikipedia

L'univers de Leone me fascine, donc n'hésitez pas à poster vos avis, commentaires ... :wink:



Sergio Leone
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.


* petite biographie *

Sergio Leone, réalisateur italien né le 3 janvier 1929 à Rome (Italie), décédé le 30 avril 1989 à Rome (alors qu'il préparait un film sur la bataille de Stalingrad). Fils de Vincenzo Leone dit Roberto Roberti (pionnier du cinéma italien) et de l'actrice Bice Waleran.

Il commence sa carrière comme de nombreux réalisateurs italiens de son époque. Il réalise (ou co-réalise) d'abord des péplums (Le Colosse de Rhodes). Ensuite, alors que le western américain est en plein déclin, il participe au développement du western spaghetti (ou western italien ; il déclarait cependant : « Ce mot de spaghetti-western, c'est un des plus cons que j'ai jamais entendus de ma vie »), d'abord sous le pseudonyme à consonance américaine Bob Robertson (l'américanisation du nom est monnaie courante à l'époque pour les réalisateurs désirant percer aux États-Unis d'Amérique) puis sous son vrai nom. Ce pseudonyme a une signification puisque cela signifie Bob fils de Robert en référence à son père, le réalisateur Roberto Roberti.

Son style s'impose en quatre westerns devenus les représentifs du genre : Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le Bon, la brute et le truand (tous trois avec Clint Eastwood, qui débute ainsi sa carrière) et Il était une fois dans l'Ouest.


* Le style Leone *

    * Le format de pellicule (Cinémascope)
    * La grande profondeur de champ (utilisation de focales courtes)
    * Gros-plans extrêmes (scènes de duel), souvent sur les seuls yeux d'un personnage
    * Les travellings arrière (d'un détail au plan d'ensemble)
    * Temps étiré : de nombreuses scènes d'observation longue, tendue et silencieuse entre duellistes
    * Regard cru sur l'Ouest américain (les héros sont des personnages antipathiques a priori, sales, méchants)
    * Musique omniprésente (Ennio Morricone)
    * Thématiques asociales : misogynie, individualisme exacerbé, cupidité maladive, apologie de la vengeance



* La trilogie de l'homme sans nom *

Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus et Le Bon, la brute et le truand sont les trois films réalisés par Sergio Leone en 1964, 1965 et 1966 qui composent « la trilogie de l'homme sans nom » ; on l'appelle aussi parfois « la trilogie du dollar », car le personnage principal qui traverse la trilogie, interprété par Clint Eastwood, n'y est presque jamais nommé : étant à lui seul un personnage archétypique, il est immédiatement reconnaissable et n'a donc pas besoin de nom. Toutefois, on peut noter que dans le scénario de Et pour quelques dollars de plus, Clint Eastwood joue le personnage du « Manchot » (Manco dans la version anglaise), et dans Le Bon, la brute et le truand, Clint Eastwood est nommé « Blondin » (Blondy en anglais) par Eli Wallach. Ces démominations peuvent être prises pour des surnoms, bien que Clint Eastwood ne soit pas particulièrement manchot ni blond dans ces deux films.

Pour une poignée de dollars est un remake du film Yojimbo d'Akira Kurosawa (Le Garde du corps). L'histoire, presque point par point, est transposée du Japon féodal dans un univers western.



* La trilogie "histoire de l'Amérique" *

Cette trilogie retrace trois passages importants de l'Histoire. Le premier, c'est la conquête de l'Ouest, que l'on retrouve dans le film Il était une fois dans l'Ouest. Dans le film Il était une fois la révolution, les protagonistes se retrouvent en pleine révolution mexicaine (1910). Puis, le dernier volet, Il était une fois en Amérique, où l'on dépeint l'Amérique du temps de la prohibition et l'avènement du gangstérisme.

Cette trilogie devait être liée à la précédente de part la première scène de Il était une fois dans l'Ouest. En effet, les trois personnages qui accueillent Charles Bronson à sa sortie du train devaient être interprétés par Clint Eastwood, Lee Van Cleef et Eli Wallach. Cependant Eastwood, dans un souci de carrière professionnelle, ne souhaitait pas mourir dès la première scène du film, Sergio Leone n'a pas pu poursuivre cette idée malgré l'accord des deux autres comédiens.

En 2004 la revue italienne de cinéma "Ciak" a publié son dernier projet A Place Only Mary Knows, écrit avec Luca Morsella et Fabio Toncelli, une histoire sur la Guerre civile américaine.



* Filmographie de réalisateur *

* 1959 : Les Derniers Jours de Pompéi (Gli Ultimi giorni di Pompei) (non crédité) avec Steve Reeves, Fernando Rey
* 1960 : Le Colosse de Rhodes (Il Colosso di Rodi) avec Georges Marchal, Léa Massari
* 1961 : Sodome et Gomorrhe (Sodom and Gomorrah) (non crédité) co-réalisé par Robert Aldrich, avec Stewart Granger, Anouk Aimée
* 1964 : Pour une poignée de dollars (Per un pugno di dollari) avec Clint Eastwood, Maria Koch, Gian Maria Volonté
* 1965 : Et pour quelques dollars de plus (Per qualche dollaro in piu) avec Clint Eastwood, Lee Van Cleef, Gian Maria Volonté
* 1966 : Le Bon, la brute et le truand (Il buono, il brutto, il cattivo) avec Clint Eastwood, Lee Van Cleef, Eli Wallach
* 1968 : Il était une fois dans l'Ouest (Once Upon a Time in the West -- C'era una volta il West) avec Charles Bronson, Henry Fonda, Claudia Cardinale, Jason Robards
* 1971 : Il était une fois la révolution (A Fistful of Dynamite -- Giu' la testa) avec James Coburn, Rod Steiger
* 1984 : Il était une fois en Amérique (Once Upon a Time in America) (1984) avec Robert De Niro, James Woods, Elizabeth McGovern, Treat Williams, William Forsythe, James Hayden, Larry Rapp, Joe Pesci.



* Filmographie de producteur *

* 1973 : Mon nom est Personne (Il mio nome è Nessuno) de Tonino Valerii avec Henry Fonda, Terence Hill
* 1975 : Un génie, deux associés, une cloche (Un genio, due compari, un pollo) de Damiano Damiani avec Robert Charlebois, Terence Hill, Miou-Miou
* 1977 : Qui a tué le chat ? (Il gatto) de Luigi Comencini avec Ugo Tognazzi, Mariangela Melato, Dalida Di Lazzaro
* 1979 : Un jouet dangereux (Il giocattolo) de Guiliano Montaldo avec Nino Manfredi, Marlène Jobert


* Bibliographie *

* "Conversation avec Sergio Leone" de Noël Simsolo
* "Sergio Leone" de Gilles Cèbes
* "Sergio Leone" de Gilles Gressard


* Liens externes *




* Notes *

    * Dernière modification de cette page le 20 mars 2007 à 09:45.
    * Copyright : Tous les textes sont disponibles sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).
    * Wikipedia® est une marque déposée de la Wikimedia Foundation, Inc., association de bienfaisance régie par le paragraphe 501(c)(3) du code fiscal des États-Unis.
Dernière édition par Fredian le 05 Avr 2007, 16:02, édité 1 fois au total.

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Messagepar Fredian » 04 Avr 2007, 03:25

Après le post [Fiche Technique], je livre mes impressions.


Plusieurs choses ont développé ma fascination pour l'oeuvre cinématographique du grand Sergio :wink: :



- 1) impossible de dissocier un triptyque diaboliquement efficaces chez Sergio Leone: bande son / action / paysage.


La musique est omniprésente dans ses films et surtout est devenue mythique. Pas besoin de vous présenter Monsieur ENNIO MORRICONE 8)

Les lieux de tournage sont grandioses et la musique de Morricone (toujours si bien sentie) leur donne un cachet grandiloquent. On hume le parfum des grandes aventures à plein nez.


Pour revenir sur ces paysages, j'ai eu la grande chance de pouvoir en "visiter" certain l'an dernier en Andalousie (c'est bien la géologie de terrain ^^ :D) et il est vrai qu'il se dégage quelquechose de spécial des lieux que Leone a méticuleusement choisi (au passage, Leone était un gros touriste :shock: , car certains endroits sont de véritables paradis terrestres... imaginez une terre argileuse rougeâtre avec des collines parsemées de cactus, quelques palmiers aux abords de la plage et des agaves le long d'un frêle chemin, au fond la montagne (les collines) dressent un cirque qui vient cintrer une petite crique qui se dévoile au fur et à mesure que l'on approche: La Grande Bleue nous offre sa robe bleu azur si intense .... bref j'arrête là je m'éloigne du sujet :roll: -)

Bref, tout ça pour dire qu'en effet ces paysages ont quelquechsoe de mystique qui avait fasciné Leone et qui m'a beaucoup touché l'an dernier.

Ce petit quelquechose de mystique, Morricone a parfaitement su le rendre sur la bande son: l'image et la bande son nous happe au travers des histoires que Leone nous raconte.



- 2) Leone est une génie de la transposition détail/général que ce soit dans sa manière de filmer (gros plans extrêmes: les yeux des protagonistes souvent puis plan large et vice versa) ou dans le propos qu'il tient.

Leone nous compte en effet des histoires simples, voire trés simples à partir desquelles il tente de développer un concept immense (par exemple la trilogie "histoire de l'mérique") ou véhiculer des idées fortes bien plus profondes que le scénario ne le laisserait présager (exemple de la trilogie de "l'Homme sans nom").

"Le Bon, La Brute Et Le Truand" en est le parfait exemple. L'histoire est simple: 3 personnages sont à la recherche d'un magot de 200 000 $ avec chacun un bout d'indice: un sait le nom de celui qui a planqué l'argent, l'autre connait le nom du cimetière où ce butin est caché et enfin le dernier sait dans quelle tombe...
Autour de ce scénario typique "comédie à l'italienne" Leone nous tisse en toile de fond la Guerre de Secession (quelle belle intro à la trilogie sur "l'histoire de l'Amérique" au passage).



- 3) A l'opposé des westerns classiques John Ford/John Wayne, les héros de Leone sont des anti-héros pour ne pas dire de vrais bâtards.
Leone nous montre un visage plus cru (plus vrai certainement) de l'Ouest Américain.
On reproche parfois une certaine mysoginie/sous-évaluation de la femme (n'oublions pas le rôle central de Claudia Cardinale dans "Il Etait Une Fois Dans L'Ouest" quand même) et je répondrai oui ... mais non. Cette tendance reflète la réalité de l'époque dont Leone nous parle. Le mythe de l'Homme viril, du cowboy ... etc... La femme dans ce monde violent et pervers, ce monde de vengeance aussi où un duel au pistolet servait à régler tous les comptes (monde que Leone décrit je trouve à la perfection), la femme donc dans ce monde-là fait figure d'étrangère ... en tout cas c'est un monde dans lequel elle subit plus qu'elle n'agit (à ce propos la prestation de Cardinale dans "Il Etait Une Fois Dans L'Ouest" est remarquable de justesse).



- 4) Comment parler de Sergio Leone sans évoquer l'humour continuellement présent dans les dialogues (le fameux hériatge de la comédie italienne):


Quelques citations (tirées de "Le Bon, La Brute Et Le Truand"):

* Tuco à Blondin : "Celui qui me laisse la vie sauve après m'avoir joué une entourloupe n'a rien compris au señor Tuco !"

* Blondin s'adressant à Tuco : "Tu vois, le monde se divise en deux catégories ! Ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent.... Toi tu creuses !"

* Blondin (lorsqu'il était à l'église, brûlé) à Tuco qui veillait sur lui : "Je peux donc dormir tranquille car mon pire ennemi veille sur moi."

* Tuco s'adressant au tireur manchot : "Quand on tire, on tire, on ne raconte pas sa vie !"

* Au cimetière, Blondin s'adressant à Tuco en lui jetant une pelle : "Avec ça, tu gagneras du temps !"

Arrive ensuite la Brute qui jette une deuxième pelle : "A deux, vous ferez encore plus vite ... Creusez !"

* Blondin [comptant les hommes de la Brute] : "Un, deux, trois, quatre, cinq, et six. Six, le chiffre parfait."

La Brute : "Je croyais que trois était le chiffre parfait." Blondin : "J'ai six balles dans mon révolver."


Et ma préférée, lors de la présentation du Bon (au bout d'une bonne petite 1/2h quand même (Sergio Leone prenait sontemps ^^)):

* Blondin qui romp son association avec Tuco car il ne lui rapporte pas assez (pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire: le Bon livre le Truand, dont la tête est mise à prix, au sheriff, empoche les fameux $ puis lorsque le Truand est sur le point de se faire pendre, il tire sur la corde, le délivre et ainsi de suite... il partage donc les primes, de plus en plus grosses, entre eux) et qui le laisse mains attachées en plein désert avec la ville la plus proche à une 100aine de km..
* réponse de Tuco: "tu veux rigoler ... Blondin, reviens !!! [...] Blondin, je te tuerais, je te tuerais !!!"
* Blondin: "quelle ingratitude !! quand je pense au nombre de fois où je t'ai sauvé la vie !! " :lol:

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Messagepar tim » 04 Avr 2007, 18:49

:shock: Waouw tu t'es laché fred là!!!
Bon je prends le temps de lire tout ça et je repasse...
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Messagepar tim » 05 Avr 2007, 15:51

Allez je m'y colle!

J'adore aussi ses films. Je ne parlerai pas pour l'instant de la trilogie de l'homme sans nom, car ça fait vraiment trop longtemps que je les ai vus et mes souvenirs en sont trop vagues.

Je ne connais pas du tout ses premiers films.


Par contre j'adore les "il était une fois...".

D'un point de vue artistique d'abord, le scope et les cadrages qu'il en fait, les teintes colorées proche du monochrome, le montage lent fait de longs plans, des plans larges alternant avec de très gros plans, de superbes décors qu'ils soient naturels ou artificiels...
Mais j'ai plus de mal avec les zooms (mais ça c'est généralement) et la musique de Morricone me plaît, mais arrive parfois à ma lasser. Je suis tout à fait d'accord qu'elle apporte vraiment beaucoup aux films, mais c'est juste que je n'aime pas tout ce qu'il fait, d'un point de vue purement musical. C'est personnel quoi.



Ses idées sont en effet très fortes. J'aime par exemple son propos d'Il était une fois la Révolution. De dire qu'une révolution ne peut se faire que dans la violence (en citant Mao), et que cette solution pour résoudre des problèmes profonds n'est peut-être pas la meilleure. Ca n'est pas dit clairement, mais je l'interprète de la manière que je vois les choses.
Si l'on s'occupait à faire les choses intelligemment tous les jours et à refuser quand il le faut, on n'aurait jamais besoin d'arriver à une révolution. Sauf que le monde n'est pas fait ainsi...
Leone remet ainsi en cause la nécessité de la révolution. En montrant ses conséquences catastrophiques. Pour celà, la prise de conscience de Juan à mesure qu'il entre malgré lui dans le combat est très intéressante.


J'aime aussi ces anti-héros, bien plus révélateur que la plupart des héros que l'on voit au cinéma. La au moins ils ont une vraie psychologie qui en fait de vrais êtres humains complexes. C'est pas toujours le cas avec les héros super gentils, super beaux, super intelligents... Et ce genre de héros sont rares dans la vraie vie.
Leone nous montre de vrais hommes. Ce sont des salopards, mais au moins ils sont proches de la réalité.



Pour ce qui est de l'humour, je pense qu'il est moins présent dans la 2eme trilogie. Et il ne se fait plus par le texte, mais plus par des attitudes et des scènes dans leur ensemble. Il donne un côté drole (en s'appuyant pas mal sur la musique), mais souvent le message nous rattrape vite. On n'est pas tellement dans des propos drôles. Par rapport à l'homme sans nom, il a vieillit et son regard sur le monde a surement changé. Dans Il...l'Amerique, il n'y a pas grand chose de drole je trouve. On se rapproche plus du Parrain dans l'ambiance.




Je voudrais juste corriger un petit truc sur ce que tu as prit de Wikipédia. Dans le style Leone, il n'y a pas beaucoup de "travellings arrière", mais beaucoup plus de "zooms arrières", ou avant d'ailleurs.
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Messagepar Fredian » 05 Avr 2007, 15:58

tim a écrit:Je voudrais juste corriger un petit truc sur ce que tu as prit de Wikipédia. Dans le style Leone, il n'y a pas beaucoup de "travellings arrière", mais beaucoup plus de "zooms arrières", ou avant d'ailleurs.


Merci de la correction :wink:
Cette appellation m'avait paru bizarre, mais je ne suis pas un expert en technique cinematographique alors j'avais choisi la solution de facilite et laisse.

Maintenant que tu l'a souligne, il m'apparait aussi clairement qu'il s'agit plus de zoom avant (extreme) et arriere :wink:


--- Rectifications ---

Bon, j'ai voulu en avoir le coeur net et j'ai cherche la definition du mot "travelling" (je le poste ici, c'est interessant :wink:)
Wikipedia a écrit:Les types de travellings les plus répandus sont le travelling latéral, le travelling avant ou arrière, le travelling haut ou bas ou le travelling circulaire.

L'effet de travelling peut être obtenu en déplaçant la caméra manuellement (caméra sur l'épaule ou utilisation d'une steadicam), en la faisant circuler sur des rails (le chariot est alors appelé dolly, en l'embarquant dans un véhicule ou en la fixant sur une grue ou sur une louma.

Bien que le travelling soit parfois confondu avec le zoom, ces deux techniques pouvant aboutir à des résultats qui semblent proches — le grossissement ou le rétrécissement du sujet — ils sont de nature complètement distincte. En effet, la modification du cadre dans le travelling découle du déplacement physique de la caméra alors que dans le cas du zoom, appelé aussi travelling optique, il s'agit d'une modification de la longueur de la focale. Il est néanmoins possible de combiner ces effets pour obtenir un travelling compensé.

Le travelling peut en outre être combiné avec d'autres mouvements de caméra (ex : mouvement de grue ou panoramique) pour constituer de manière plus générale un plan-séquence.

On peut aussi dézoomer en même temps que l'on avance la caméra vers, par exemple, un sujet. On appele cela un travelling compensé. Cela donne un effet surprenant ; le sujet ne change pas d'échelle de plan alors que le fond se voit agrandi.


Pour revenir au style Leone:
* travelling arriere (d'un detail a un plan d'ensemble general)

Mon impression est la suivante:

Sergio Leone use et abuse des zoom avants (sur les yeux des protagonistes notamment) a la faveur des travellings avants.

Par contre, il me semble qu'il utilise a la fois le zoom et le travelling arriere.
Je dirais que lors des sequences duels, on a affaire en general a zooms avants/arrieres.
Par contre, d'autres sequences (particulierement les sequences d'observation dans ses westerns) nous montrent un detail (un protagoniste, un edifice, un echafaud ... etc...) puis passent progressivement a un plan d'ensemble selon un mouvement arriere de camera (donc travelling).

Enfin, tout ceci est assez confusant car de souvenirs (pas plus tard que samedi dernier la TV irlandaise nous a passe "The Good, The Bad And The Ugly" dans son extended english version :D), Sergio le malin melange allegrement ces 2 techniques dans ses films, alternant parfois meme l'une et l'autre.
Pour donner un exemple, il me semble que toute la scene finale de "The Good, The Bad And The Ugly" ...
... [ ... a partir du debut de la scene du cimetiere avec la sublime "Ecstasy Del Oro" en fond sonore (dois-je rappeler que c'est le morceau d'ouverture des concerts de Metallica ^^ :mrgreen:) jusqu'au duel ... euh truel (ca se dit ?) final avec la reprise du "theme musical de la montre" ("Et Pour Quelques Dollars De Plus") ... ] ...
... est filmee avec zooms avants extremes (sur les yeux, les mains, les pistolets, les doigts des personnages), zooms arrieres (la scene ou Tuco decouvre la cortde) Et travellings arrieres (l'une des toutes dernieres scenes ou a partir de la place centrale du cimetiere, la camera s'eloigne et devoile le paysage sauvage qui l'entoure ...) :wink:

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Messagepar tim » 06 Avr 2007, 12:52

Dans la définition, ils parlent de "travelling optique" pour le zoom, mais j'avais encore jamais entendu ça, ayant bossé sur des tournages. Ca doit être bien rare!

Ensuite, pour Leone, de ce que j'ai vu de lui, il fait peu de travelling. Ou alors comme tu le dis, il les accompagne parfois d'un zoom. Mais ses zooms étant souvent effectués sur des visages ou un objet très précis, il est très rare de voir cela fait par travelling. C'est beaucoup de boulot et surtout pas nécessaire.
Mais je ne me souviens pas avoir vu de travelling compensé chez lui. C'est très rare aussi, mais l'effet est vraiment surprenant, ça casse tous les repères. Je n'arriverais même pas par souvenir à citer de films où il y en a. A part dans "Le Samouraï" de Melville, que j'ai vu y'a quelques jours.
(je me demande si y'en a pas dans Alien 3, la scène où l'alien poursuit les gars dans les couloirs. Une scène hallucinante au passage... Mais c'est pas sûr du tout)
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